Vous aimez le gibier?
Peut-être que celui que vous avez eu dans votre assiette hier à vécu le même clavaire...
En ce 12 octobre, tout était programmé pour faire une très bonne journée de travail. Notre prairie reprend vie avec le retour de nos ânes et moutons. Revenus bien enrobés de leurs vacances, nous les regardons paître tranquillement jusqu'à ce que cette quiétude soit perturbée par des aboiements qui avaient tendance à se rapprocher. Nous avons vite compris que c'était un jour de chasse comme il s'en passe très souvent dans notre belle région.
Les aboiements ont très vite cessé et ont laissé place à des hurlements, effroyables, de ce que nous pensions être des cochons. Nous avons d'abord pensé que cela venait de chez nous car nos petits sanglochons ont exactement le même cri. Mais nous nous sommes rapidement rendus compte que cela venait d'un peu plus loin, sur la route. Nous avons donc décidé de nous diriger vers les hurlements et là... HORREUR.
Une laie, pistée par des chiens, n'a eu d'autre recours, pour leur échapper, que de traverser la route nationale pour tenter de s'introduire dans une propriété dont la grille métallique était close. Malheureusement, le pauvre animal, acculé, est passé dans la barrière et est resté coincé au niveau des hanches. La laie, complètement épuisée par cette course-poursuite a subit l'assaut des chiens. Ces derniers, ne pouvant entrer dans la propriété ont commencé à lui arracher l'arrière-train, seule partie qui leur était accessible. Un des chiens avait la tête maculée de sang de sa pauvre victime. Les hurlements étaient insoutenables et lorsque nous sommes arrivés sur place, la laie était agonisante. Nous avons chassé les chiens et lorsque le rabatteur est arrivé, il a dit "je vais l'égorger".
Un hurlement, un dernier... avant un grand silence. Elle avait fini de souffrir. Le rabatteur, son geste accompli, s'est engouffré dans le bois, traînant derrière lui, la dépouille ensanglantée du pauvre animal.
Cette scène d'horreur, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. Nous avons vraiment été choqués par cette boucherie.
Lu dans le mensuel de "La feuille de l'animal et son île d'espoir", refuge de Remouchamps accueillant des animaux vieux, malades, maltraités pour leur offrir une fin de vie digne. www.feuille-animal.be
Peut-être que celui que vous avez eu dans votre assiette hier à vécu le même clavaire...
Une bien sombre journée...
En ce 12 octobre, tout était programmé pour faire une très bonne journée de travail. Notre prairie reprend vie avec le retour de nos ânes et moutons. Revenus bien enrobés de leurs vacances, nous les regardons paître tranquillement jusqu'à ce que cette quiétude soit perturbée par des aboiements qui avaient tendance à se rapprocher. Nous avons vite compris que c'était un jour de chasse comme il s'en passe très souvent dans notre belle région.
Les aboiements ont très vite cessé et ont laissé place à des hurlements, effroyables, de ce que nous pensions être des cochons. Nous avons d'abord pensé que cela venait de chez nous car nos petits sanglochons ont exactement le même cri. Mais nous nous sommes rapidement rendus compte que cela venait d'un peu plus loin, sur la route. Nous avons donc décidé de nous diriger vers les hurlements et là... HORREUR.
Une laie, pistée par des chiens, n'a eu d'autre recours, pour leur échapper, que de traverser la route nationale pour tenter de s'introduire dans une propriété dont la grille métallique était close. Malheureusement, le pauvre animal, acculé, est passé dans la barrière et est resté coincé au niveau des hanches. La laie, complètement épuisée par cette course-poursuite a subit l'assaut des chiens. Ces derniers, ne pouvant entrer dans la propriété ont commencé à lui arracher l'arrière-train, seule partie qui leur était accessible. Un des chiens avait la tête maculée de sang de sa pauvre victime. Les hurlements étaient insoutenables et lorsque nous sommes arrivés sur place, la laie était agonisante. Nous avons chassé les chiens et lorsque le rabatteur est arrivé, il a dit "je vais l'égorger".
Un hurlement, un dernier... avant un grand silence. Elle avait fini de souffrir. Le rabatteur, son geste accompli, s'est engouffré dans le bois, traînant derrière lui, la dépouille ensanglantée du pauvre animal.
Cette scène d'horreur, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. Nous avons vraiment été choqués par cette boucherie.
Lu dans le mensuel de "La feuille de l'animal et son île d'espoir", refuge de Remouchamps accueillant des animaux vieux, malades, maltraités pour leur offrir une fin de vie digne. www.feuille-animal.be